18.07.2009
Nouvelles d'Izmir
12 juillet
Le bateau, une aventure nocturne et insomniaque. Comme nous avons décidé de dormir sur le pont, nous sommes tout le temps embêtés par les gens qui passent, les lumières et le bruit. Si bien que Pauline s'exile quelques heures dans les couloirs, avant d'être éjectée à l'ouverture du restaurant. D'autres ont été plus inventifs, et ont amené hamacs, tentes, matelas gonflables... Mais bon, c'est l'occasion d'écrire l'article que vous avez lu il y a une semaine.
13 juillet
Nous débarquons en Grèce et avons toutes les peines du monde à quitter Igoumenitsa, le port de débarquement, qui ne veut pas nous voir partir. Découverte de la conduite grecque, très différente disons de la conduite française. Règles de circulation :
1-Le dépassement à trois est de rigueur mais attention : celui qui est à droite est tenu de se ranger sur le bas côté, dans la voie prévue (ou pas) à cet effet. Celui d'en face se décale aussi.
1 bis- cette règle ne vaut pas pour les camions.
2-Les feux rouges sont rares, et optionnels.
3-Il est conseillé de faire usage du bas côté, en bon état généralement, pour éviter les nids de poule. Ce qui marche aussi sur l'autoroute.
4-Ne pas s'inquiéter en présence de feux sur l'autoroute, même en l'absence totale et curieuse d'intersection.
Nous voyons dans la journée le théâtre de Dodone, d'assez loin puisque nous l'aperçevons du versant opposé... Nous déjeunons d'une sorte d'aubergine et de salade concombre, feta, tomate, dans un bouiboui grec qui ignore l'existence du touriste. Le paysage est grillé : quelques arbres rachitiques et des cailloux. En fin d'après midi, nous voyons les magnifiques monastère de Meteora, perchés en haut des montagnes de granit. Nous arrivons trop tard pour la visite de l'intérieur, mais assistons à un concert des cloches qui se répondent pour signaler qu'il est dix huit heures. A propos d'heure, signalons que nous avons perdu une heure entre l'Italie et la Grèce. Nous ne l'avons pas encore retrouvée. D'ailleurs les grecs non plus n'ont pas assimilé en terme d'horaire de repas le fait qu'à 13 h chez nous il est 14 h chez eux...
Nous dormons à la débrouille... en compagnie des moustiques qui décidément se sont attachés à nous. A côté, un champ de pêche. A six heures, un grec au volant d'un 4x4 nous dépasse, éberluée.
14 juillet
Bonne fête. Nous visitons Thessalonique, après nous y être perdu en cherchant l'office de tourisme local. Un sympathique grec nous donne une carte à gratter pour le parking, parce que français y'en a pas être aidé dans la vie. Nous visitons la rotonde Saint George, voyons l'église de Sainte Sophie, les quais, les grandes rues commerçantes où nous échouons une fois de plus à dénicher un nounours qui tient un drapeau grec, mais rencontrons un playmobile géant déguisé en romain, et des Astérix et Obélix en peluche (ils sont fous ces grecs !)
Découverte des joies du camping grec, après trois jours de bivouac. Lessive générale, douche générale, sauf pour Shéhérazade, et moi même dont les poils synthétiques – priez pour nous – commencent à puer. Surtout depuis que je sers d'oreiller. Bref. Pic nic sablé sur la plage et dodo.
15 juillet 
La lessive n'a pas eu le temps de sécher. Dommage, tant pis, Damien profite du vent pour la faire sécher... Eh eh, du vent dans les voiles. Nous faisons du thé dans la voiture. Qui est bon, même s'il n'est pas turc. Nous passons notre première vraie frontière, la classe, et quittons l'Union Européenne. C'est impressionnant, il y a des militaires partout. Ici comme dans beaucoup d'endroit, les gens rigolent sur notre passage. Tant mieux, nous gagnons des abricots comme cadeau de bienvenue.
Le paysage change du tout au tout en quelques kilomètres, à peine ! De montagnes arides et grillées couvertes d'olivier et du chant des grillons, nous découvrons une plaine verdoyante. Arrivée à Istanbul plutôt comique. Quelques règles de circulation :
1-Un feu ici ne se grille pas, surtout en raison de la potentielle présence de radar. Il a fallu s'habituer.
2-Tu t'occupe de ce qui se passe devant toi. Derrière, c'est pas ton problème.
3-Tu veux aller à droite, tu t'impose.
4-Le bus est toujours prioritaire.
5-Le piéton n'est jamais prioritaire.
6-L'usage du klaxon est conseillé.
7-Il est possible de voir quelqu'un faire demi tour sur l'autoroute.
8-Attention : certaines voies rapides ne mènent nulle part. Si vous ne voyez personne dessus, méfiez-vous.
Sortis de leur voiture, les turcs sont aussi hospitalier qu'ils sont mauvais conducteurs, ce qui n'est pas peu dire ! Grace à nos adresses, et de contacts en contacts, grâce entre autre à Andrew de Saint Antoine, nous rencontrons le Père Claudio, italien et dominicain, qui parle un excellent français, que nous interviewons à Saint Pierre-Saint Paul (non, nous avons quitté Wazemmes). Les dominicains sont à Istanbul depuis le XIVe siècle je crois... Une vieille présence dans un pays maintenant à 99% musulman. A Istanbul, cette situation n'est pas trop critique. Les istanbouliotes font preuve de beaucoup de curiosité, et il faut le dire, visitent leur mosquée avec autant de sentiment religieux que les touristes à Saint Pierre de Rome. Autrement dit, ils ne sont pas très pratiquants.
Chez le père Claudio, nous rencontrons Gabriel. Dès l'abord nous comprenons qu'il est encore plus à l'ouest de nous. Il se rend en Sibérie en Dyane. Tout seul, quelques copains font un bout de route avec lui de temps en temps. Ayant la chance d'avoir une soeur postulante chez les dominicains, il loge chez le Père Claudio, et ravi de rencontrer des français aussi cathos et aussi chtarbés que lui, il nous incruste pour la nuit.
Première immersion turque ce soir, même si nous restons sur la rive européenne. Nous dînons dans le quartier Galata Sarayi.
16 juillet
Petit déjeuner avec Gabriel et Pierre Yves, le copilote du moment, bien plus terre-à-terre et heureusement il en faut un pour surveiller l'autre. Il quitte la ville, l'aventure et son fou de pote, dans l'après midi. Nous entamons enfin les confitures.
Nous nous mettons ensuite en quête d'un autre couvent, rencontrons les filles de la charité de l'hôpital psychiatrique de la Paix à Sisli, puis les petites sœurs des pauvres à Bromonti. Celles-ci nous offrent généreusement une place de parking, puis le gite et couvert.
Étape suivante de la journée : Sainte Sophie, puis le quartier de Sultanahmet, la Mosquée Bleue, le Bazar Égyptien où nous achetons des loukoums, nous traversons la ville à pied, en métro, et prenons même le tramway rouge typique d'Istiqlal Caddesi. Il y a deux églises assez visible dans cette rue, Sainte Marie et Saint Antoine.
Dodo chez les sœurs, à la maison de retraite. Beaucoup des résidents sont des levantins, et parlent souvent français. Ils sont ravis d'ailleurs de nous rencontrer !
17 juillet 
Premier petit déjeuner turc chez les sœurs... Salade, Feta, thé turc, pastèque... Devant la foule, nous renonçons à visiter le palais des sultans du XIXe siècle. Et allons visiter la cathédrale française du Saint-Esprit. Encore et toujours des églises, la religion nous rattrape, au moins il n'y a pas de touristes. Nous rentrons à la maison de retraite française pour visiter les locaux avec Serge, turc catholique polyglotte, qui habite ici depuis 10 ans. Chacun à un rôle dans la maison, accueil, couvert, service, à la mesure de ces possibilités.
Une séance photo s'organise autour de la voiture avec quelques pensionnaires et les sœurs autour de Shéhérazade. Et hop, départ pour Izmir.
Nous longeons la côte pour trouver un petit boui boui turc où nous « savourons » quelques spécialités : soupe de tripes, sandwich aux tripes... C'est tripant. Pour dormir, nous partons à la recherche d'un endroit perdu ou d'une station service... Nous débusquons un restaurant perdu sur la route de campagne cabossé : un oasis au milieu du désert. Nous demandons l'adresse d'un camping et nous finissons dans le jardin d'enfants du resto qui accepte de nous accueillir pour une nuit. Concert de crapauds. Silence, pas de moustiques, enfin !
18 juillet
Surprise, nous prenons le petit déjeuner dans le restaurant. Royal et turc : sultan donc !! Féta, olives, salade, beignets, frites, œufs, miel, confitures, tartine grillés au feu de bois, gratin de féta au fromage sans oublier le thé turc et son petit goût de caramel...
Puis nous avons roulé, roulé... Entre deux cols, la plaine s'étend à perte de vue. Jamais la même et dans le fond toujours des montagnes... Sur un côte, Shéhérazade pique un far : elle apprécie peu les embouteillage turc sur une pente raide. Nous nous arrêtons donc sur le bas coté prévu à cet effet comme quelques autres voitures. Le turc qui nous suivait s'arrête pour nous proposer de l'aide. Nous arrivons ensuite à Izmir, ou Smyrne. Nous ne savons encore à l'heure actuelle comment nous avons trouvé le centre ville. Le gardien du Hilton nous fournit le plan de la ville et nous indique l'église Saint Polycarpe. Des musulmans qui travaille dans le jardin nous indique l'église Sainte Marie où nous espérions trouver des franciscains, mais non, pas aujourd'hui, c'est fermé. Demain, 11 heures. Nous verrons bien ...
Eddy
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14.07.2009
Italie
Lundi 6 juillet
Départ de Charnay en début d'après-midi, nous arrivons par des petites routes au col du Mont Cénis. Les vaches puis les douaniers nous souhaitent la bienvenue. Pas de moutons à l'horizon. La voiture ayant un peu chauffé, on attend avant de repartir... Il fait très beau. La nuit tombe lentement. Nous nous écartons de l'axe principal pour passer la nuit. Les chiens hurlent à côté, nous expérimentons une nuit où nous dormons tous dans la voiture. Pour l'heure, l'exploit n'est pas réitéré, suite à l'inconfort de la chose.
Départ autour de 8 h, nous visitons Turin, son linceul, ses salésiens... Nous faisons la rencontre du Père Maurilio, aumônier de camp de vacances, qui fait visiter à des ados la cathédrale, où se trouve le linceul. Turin est une ville assez carrée et plate où l'on oublie rapidement la présence des montagnes qui l'entourent. Impossible de trouver Internet, et pourtant l'article pour Croix du Nord est à envoyer aujourd'hui, puisque demain nous ferons essentiellement de la route ! Nous campons derrière un champ de maïs à côté de San Paolo, j'en profite pour me dégourdir les jambes par un bout d'escalade.
Que de route, que de route. Nous avions l'intention de déjeuner à Pise. La route entre Gênes et Pise est absolument magnifique, et nous permet de comprendre quelques règles élémentaires de circulation en Italie : La ligne blanche est facultative, et distingue juste la voie de droite de celle de gauche.Pour doubler, c'est à celui de devant de se rabattre sur la droite. Celui d'en face en fera de même.Les limitations de vitesse sont à majorer de 20 km au moins. Tous les chemins mènent à Rome, mais tous ne sont pas indiqués.
Pour l'anecdote, nous n'avons pas déjeuné à Pise. Nous y sommes arrivés à 18h30. La tour est effectivement petite, et penchée accessoirement. J'y ai fait la rencontre d'une sympathique famille de français. Nous arrivons finalement chez Astrid à... minuit. Après avoir un peu galéré à comprendre par où donc nous avions bien pu entrer dans Rome.
Grasse matinée bien méritée. Après deux nuits de bivouac, ça s'imposait. Suite à une platrée de nouille, nous partons visiter Rome. A pieds. Sous le soleil. Bon, je vous la joue rapide : St Jean du Latran, imposant et massif. Le Colisée, imposant et en ruine... Le Forum, qui fut imposant et maintenant en ruine. La fontaine de Trevi. Imposante et humide, je sympathise avec des asiatiques en tenue de marin, sauf que j'ai oublié de leur demander de quel pays ils venaient.
Palais du Risorgimiento, imposant et fasciste. Le Panthéon, imposant et antique. Nous mangeons une glace, qui elle aussi est imposante et glacée. Château St Ange, imposant et payant, et enfin, nous prenons une première vue de St Pierre de Rome, imposant et catholique.
Nous rentrons tard, épuisés, après un passage dans le quartier des ambassades, une pizza dans le quartier trastervere. Nous avons piétiné sept heures, sous le soleil derrière des touristes. Une épreuve.
L'épreuve continue. Départ à 8h, suite au départ en vacances inattendu des colocataires d'Astrid, qui elle est déjà partie en vacances. Petite marche revigorante le long des quais du Tibre pour arriver à 9h30 à Saint Pierre. Nous faisons la queue pour entrer dans la basilique, il n'y a pas encore trop de monde mais les flics sont pourtant assez énervés, au point d'inciter Élisabeth à jeter son couteau suisse (mais c'était pas un vrai couteau suisse, CQFD) dans la poubelle. Sans doute la faute au G8, à moins que ce ne soit Barack Obama. Nous visitons donc St Pierre alors qu'il n'y a pas encore trop de monde. « Bah c'est quand même beau quoi » dixit Pauline. « C'est glauque, y'a des macchabées », ajoute Damien. Je suppose qu'il voulait parler du tombeau de Saint Pie X. Nous visitons tous les tombeaux des Papes, et passons celui de Jean-Paul II qui attire toujours autant les foules. Damien est outré devant le laxisme des gardes, sensés empêcher les prises intempestives de photos. Notons d'ailleurs que lui-même s'est retenu.
Épreuve suivante, c'est la pire : la chapelle Sixtine. Et puis d'abord, où est-elle ? Nous comprenons au bout d'un temps qu'il faut payer pour la voir, puisqu'elle se situe dans les musées du Vatican. Une file ininterrompue de touristes envahissants, incultes et irrespectueux. C'est un dédale de labyrinthe, nous parcourons galeries sur galeries, en dépassant tous les dieux grecs et latins avant de voir la fameuse chapelle, enclos moderne à touriste. Mais le plafond est quand même magnifique. Précisons tout de même qu'elle n'est pas toujours aussi bondée, certains, nous l'apprendrons le lendemain, ont eu plus de chance que nous, puisqu'ils étaient dix dans la chapelle Sixtine. Les petits veinards.
Nous déjeunons au MacDo, premier d'Italie. Imposant et fast food. Mais comme tout le reste, hein : arcades, statues antiques (ou prétendues telles), plaques gravées, marbre... On n'a pas vu Ronald, remplacé par Jules César.
Veni vidi vici et caetera, nous prenons le métro, à nos risques et périls puisque l'ambiance de catacombe qui s'en dégage est propice aux viols, rackets et meurtres en tous genre. Nous nous rendons chez les surs saint Joseph de Cluny pour les interviewer. Soeur Dominique nous fait visiter les lieux puis nous propose généreusement d'y rester pour la nuit, puisque nous sommes à la rue. Nous sommes logés dans le quartier Palestine. Calme, frais, reposant après toute cette agitation.
Samedi 11 juillet
Départ à 10h de Rome pour Assise. Le Bethléem de Saint François, ainsi que l'indique le panneau d'entrée. Rustique, plus rien à voir avec les église de Rome. L'église de St François est rustique et peinte. Fraiche à l'intérieur. Un petit cloître, rustique et carré. Des franciscains, il y en a partout, rustiques et jeunes, même s'ils font un peu office de guide touristique. Passage au monastère St Damien, où nous sommes déçus, ils ne se laissent pas interviewer. Ils ont trop à faire avec les visites. Nous n'avons pas grand chose à faire, puisque nous ne prenons le bateau à Ancone que le lendemain. Nous campons dans un chemin de montagne où nous découvrons des oliviers à flanc de coteau. C'est bien, on est déjà au Mont des Oliviers. Au final, plus besoin d'aller en Palestine... Mais on a quand même payé le bateau, donc on va le prendre.
Dimanche 12 juillet
Départ tranquille pépère pour les derniers cent kilomètres avant Ancone. Nous attrapons une messe à la Cathédrale d'Ancone, magnifique point de vue. Puis, le bateau... L'attente au soleil pendant des heures. Pour faire couleur locale, nous décidons de nous déguiser en écrevisses.
Eddy, le 13 juillet 2009
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06.07.2009
Montmartre, le 5 juillet 2009
Une messe de départ à Montmartre, c'est la classe. Les photos de départ devant la basilique aussi, mais ça se paie ! En l'occurrence, trois quarts d'heure pour trouver l'unique rue qui permet de passer devant le Sacré-Coeur. Les parents, ainsi que quelques spécimens des fratries réciproques et amis, qui ont fait le déplacement pour saluer l'envoi ont du patienter ! Finalement, Shéhérazade (Chéra pour les intimes) atteint le sommet de la butte, séance de photos, au-revoirs aux quatres voyageurs (ah oui, Eddy, notre mouton d'Irlande mascotte du voyage, est finalement le 4ème voyageur. Il n'a pas son permis, mais il est increvable) et ultimes recommandations...
Et puis finalement ça y'est, nous sommes en route ! Première étape : Charnay-les-Macon, chez la grand-mère d'Elisabeth, au sud de la Bourgogne. Cette première étape, essentiellement effectuée par autoroute (A6 du début à la fin) s'est révélée longue, surtout parce que nous sommes assez fatigués ! Nous essuyons la queue d'un orage au niveau de Chalon sur Saône, orage que nous poursuivions depuis Paris et qui nous dissimule pendant une demi-heure la pleine lune. Quand je dis qu'on s'essuie un orage, en fait, c'est surtout aux essuis-glace de l'essuyer. Bon, ils passent le test, pas haut la main, mais relativement correctement. Après un détour par Macon... Arrivée à 1h45 chez Manou. La roche de Solutré (et ses vignobles célèbres) nous accueille... dans le noir.
Cette première pause est l'occasion de profiter encore des conforts de la civilisation : douche, repas, thé ou café, lit confortable... Turin, la seconde étape, est à six heures de route sans péages, une paille que nous avons l'intention d'accomplir dans l'après-midi, pour dormir avant la ville.
Signalons au passage que Turin est le siège de la maison mère des Salésiens, fondé par Don Bosco au XIX... Ce qui promet du boulot pour Louisette, notre caméra.
Eddy
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